Décès du père Jean Courtaudière le 10 février 2021

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Décès du père Jean Courtaudière le 10 février 2021
Iftar et Nuit du Destin 2018 | La Maison Soufie

Iftar et Nuit du Destin 2018 | La Maison Soufie

Le Père Jean COURTAUDIERE, délégué diocésain pour les relations avec les musulmans en Seine Saint-Denis, est décédé.

Le Groupe d'Amitié Islamo-Chrétienne (GAIC) le connaissait bien. En 2018, il avait fêté les 25 ans du GAIC.

Merci Jean pour tout ce que tu as apporté dans la construction d'un dialogue fécond entre les catholiques et les musulmans !

"Nous perdons un frère et nous sommes unis dans la prière pour le confier à Dieu."

"Que Dieu nous enveloppe tous de Sa miséricorde."

Décès du père Jean Courtaudière le 10 février 2021
Le père Jean était né le 9 avril 1950 à Fontenay-sous-Bois (94) ; il avait été ordonné prêtre le 19 juin 1976 à Saint-Denis.
 
Publié le 11/02/2021
 
 

Notre évêque, Mgr Pascal Delannoy, a adressé ce matin un message aux prêtres et diacres du diocèse : « La mort de Jean affecte l’ensemble de notre diocèse où il était bien connu des uns et des autres par les missions qui lui avaient été confiées. Nous perdons un frère et nous sommes unis dans la prière pour le confier à Dieu. En cette heure difficile pour nous tous, soyez assurés de mon amitié fraternelle ».

Le père Jean a notamment été présent à la paroisse Sainte-Jeanne d’Arc de la Mutualité (Saint-Denis), mais aussi comme délégué diocésain à la Mission ouvrière et comme délégué diocésain pour les relations avec les musulmans.

La date de ses funérailles n’est pas encore connue.

Depuis 1998, il était délégué diocésain pour les relations avec les musulmans ; et depuis 2012 membre du conseil diocésain de la mission ouvrière.
Depuis 2003, il était membre de l’équipe pastorale de l’Unité pastorale de Saint-Denis – L’Île-Saint-Denis.
Il a également été membre du conseil diocésain de pastorale et aumônier ACO du secteur Nord.

Nous avons appris avec beaucoup de tristesse la disparition de Jean Courtaudière, prêtre du diocèse de St Denis, délégué pour les relations avec les musulmans dans le diocèse de St Denis.


Jean était un homme de foi, d’amitié et de dialogue. Il était très attaché, malgré toutes les difficultés de notre réalité, à dresser toujours des ponts entre les hommes pour se rapprocher et converger vers ce qui les unit.


Les acteurs musulmans de la Seine Saint Denis et ailleurs ont connu cet homme engagé dans le dialogue. Il était à l’initiative de plusieurs rencontres islamo-chrétiennes et il s’efforçait de participer aux différentes occasions de dialogue.

Nous avons reçu Jean Courtaudière plusieurs fois à l’Institut Européen des Sciences Humaines de Paris et nous gardons de lui cette tendresse, cette amitié débordante et le sens de l’humilité.


Jean était un homme touchant qui exprimait spontanément un amour pour ses interlocuteurs et qui se souciait de leurs difficultés.

La disparition de Jean Courtaudière est une grande perte pour le dialogue, mais gardons l’espoir que tous ceux qui l’ont côtoyé et qui ont admiré son engagement continueront à œuvrer sur le chemin du dialogue et de la fraternité.


Que Dieu nous enveloppe tous de Sa miséricorde.

Saint Denis le, 11 février 2021

Ahmed JABALLAH
Doyen de l’IESH de Paris

Dans la vidéo ci-dessus, à la 37ème minute, il soukigne l'importance de l'amitié pour la rencontre et à la fin, il cite Christian de Chergé.

Imams et prêtres dialoguent en confiance

Des responsables religieux du département ont partagé leurs expériences et mis en avant les initiatives permettant d'échanger entre chrétiens et musulmans.

Le Raincy, samedi. Ces prêtres, imams et responsables d’associations religieuses du 93 se sont rassemblés dans une salle paroissiale pour partager leur expérience quotidienne auprès de leur communauté et promouvoir le dialogue interreligieux.
Le Raincy, samedi. Ces prêtres, imams et responsables d’associations religieuses du 93 se sont rassemblés dans une salle paroissiale pour partager leur expérience quotidienne auprès de leur communauté et promouvoir le dialogue interreligieux.  (LP/F.L.)

« Chacun va partager les expériences de rencontres entre musulmans et chrétiens qu'il s'efforce de favoriser dans sa communauté. » Jean Courtaudiere, prêtre et délégué du service diocésain des relations avec les musulmans de l'église catholique de Seine-Saint-Denis (SDRM 93), lance le débat. Autour de la table, des responsables musulmans et catholiques se sont rassemblés, samedi, dans une salle paroissiale du Raincy à l'initiative du SDRM 93 et de l'association cultuelle et culturelle du Bourget, pour promouvoir le dialogue entre les religions. Ils livrent leurs témoignages.

« Le dialogue interreligieux existe depuis des siècles, commence Mohamed Bendada, imam à Saint-Denis, en citant des versets du Coran. Et, en Seine-Saint-Denis, c'est une réalité depuis longtemps. » Le 22 mai, il ouvre les portes de la future grande mosquée de sa ville à tous. « Il faut se rencontrer et se parler pour casser les préjugés », estime-t-il.

Dans la même logique, à Gagny, par exemple, églises et mosquées organisent depuis trois ans des déjeuners entre fidèles des deux communautés. Les initiatives sont nombreuses « et pas suffisamment mises en avant », selon Merzak El-Bekkay, porte-parole de l'association cultuelle de Sevran. Dans cette commune, le 6 mai, les jeunes croyants de la mosquée rencontrent l'aumônerie d'un lycée de Bretagne. Une initiative, parmi d'autres, qui se renouvelle depuis 2008.

« Un jeune de Clichy-sous-Bois, d'une famille musulmane, vient aux messes au Raincy depuis quelques années, témoigne le prêtre Frédéric Benoist, du Raincy. Il demande le baptême mais indique que cette décision provoquera une rupture familiale. » Le sujet est sensible et pourtant la question se pose : « Comment pourrions-nous les accompagner ensemble, ce jeune et sa famille, entre prêtre et imam ? », interroge le religieux. « Le monde a évolué, poursuit Mouloud Benzaoui, président des musulmans du Bourget. Il y a des nouveaux sujets. » Jean Courtaudiere réagit : « J'ai marié, à la basilique de Saint-Denis, une jeune femme musulmane, fille d'un imam, avec un chrétien. Les couples mixtes sont de plus en plus nombreux. Ils se marient parfois à la mosquée et à l'église. Il y a un enjeu dans l'accompagnement de ces mariages qui sont le témoignage d'un vivre-ensemble exceptionnel ».

Un diacre, responsable de l'accueil des sans-papiers pour le Secours catholique dans le département, prend la parole : « La majorité de nos bénéficiaires sont de confession musulmane et certains de nos bénévoles le sont aussi. Il y a une vraie convergence sur ce sujet ». Mardi 24 mai, pour les 70 ans du Secours catholique, c'est une célébration interreligieuse qui sera organisée à la paroisse Saint-Charles du Blanc-Mesnil. Pour Nouefel Lebed, vice-président des associations musulmanes de Gagny, « il ne faut pas s'attarder sur les différences mais regarder les points communs et, parmi eux, il y a la charité. Je propose d'organiser une action dans le département, musulmans et chrétiens réunis, contre la précarité ».

Un comité de travail s'est constitué, samedi, pour lancer les actions.

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