"Jacques Hamel, une France qui cultive l’espérance" par Isabelle Gaulmyn, La Croix, 14 février 2022. Une réponse à notre hashtag #TémoinDeFraternité

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"Jacques Hamel, une France qui cultive l’espérance" par Isabelle Gaulmyn, La Croix, 14 février 2022. Une réponse à notre hashtag #TémoinDeFraternité

Dans le journal La Croix, l’éditorial rédigé par Isabelle de Gaulmyn pour le 14 février 2022 se présente comme une réponse à l’appel lancé par le GAIC en vue de faire connaître des actions de fraternité.

En l’occurrence, il s’agit des réactions des Français, qu’ils soient chrétiens, musulmans ou sans religion, après l’assassinat du Père Hamel.

Une vraie leçon d’espérance dans ce que nos compatriotes ont de meilleur ! Mais lisez plutôt ce qu’a écrit la journaliste :  

LA CROIX / 14 février 2022

Jacques Hamel, une France qui cultive l’espérance

Éditorial par  Isabelle De Gaulmyn, rédactrice en chef


Tous les ingrédients étaient là.

Une banlieue où la crise industrielle a laissé sur le carreau de nombreuses familles d’origine étrangère ; des jeunes désœuvrés, radicalisés par un islam importé ; une petite église vide, avec un vieux prêtre et quelques religieuses, peinant à conserver la flamme du christianisme…

L’assassinat du père Hamel aurait pu donner raison à tous ceux qui nourrissent à longueur de discours la théorie du grand remplacement, du choc des civilisations, de la fin du christianisme et du déclin. Guidé par les propagandistes de Daech, c’est précisément ce que ce jeune de Saint-Étienne-du-Rouvray qui n’avait pas 20 ans, Adel Kermiche, a voulu provoquer en tuant le vieux prêtre : que tout le pays s’embrase.

Sauf que la « petite » église se révéla être plus solide qu’il n’y semblait, soutenue par une institution catholique capable de tenir un propos apaisant. Que l’opinion publique a reconnu dans ce vieux prêtre, fils de cheminot, une part d’elle-même. Que le maire communiste fut au côté de l’évêque. Que le président socialiste François Hollande soucieux de laïcité n’hésita pas une minute pour signifier que l’assassinat du prêtre touchait au sacré de la République. Et que les musulmans furent nombreux à manifester leur solidarité aux catholiques qui surent les accueillir.

Certains se plaisent aujourd’hui à attiser les fractures d’une société fragilisée. Dans cette drôle de campagne électorale, ils n’hésitent pas à ressasser des discours de haine opposant les Français entre eux, et à profiter du sentiment d’insécurité pour caricaturer la communauté musulmane. Le procès des assassins du père Hamel, qui commence ce lundi, est l’occasion de leur renvoyer une autre image de la France. Celle d’un pays résilient, d’un peuple capable de se retrouver sur ses valeurs. Celle d’une République qui tient bon. Et qui sait encore cultiver l’espérance.

 

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