Communiqué du GAIC : Dénonçons la stigmatisation des musulmans et encourageons les rencontres islamo-chrétiennes dans l'amitié. Elles sont un ferment de concorde et nous rapprochent dans une connaissance mutuelle, respectueuse et enrichissante.

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Alors que notre association va coordonner les 19èmes Semaines de Rencontres Islamo-Chrétiennes, les récents événements survenus à la suite de l'attaque de la Préfecture de Police de Paris augmentent encore le trouble dans la société française.

 

Dans son discours du 8 octobre, le Président de la République a promis un combat sans relâche face au terrorisme islamiste. Ce n’est en aucun cas un combat contre une religion, a-t-il continué, mais contre son dévoiement, qui conduit au terrorisme.

 

Nous ne pouvons qu’appuyer de tels propos.

 

En revanche, notre association est prise d’une grande inquiétude, lorsque, dans ce même discours, le chef de l’État a appelé à une « société de vigilance » où chacun pourrait « repérer à l’école, au travail, dans les lieux de cultes, près de chez soi, les relâchements, les déviations ».

Les événements et propos survenus dans les jours suivants nous paraissent lourds de dangers pour la communauté nationale :

  • L’humiliation d'une mère de famille voilée, accompagnant des enfants à une séance du Conseil régional de Bourgogne Franche-Comté ;
  • La mise à disposition à l’Université de Cergy-Pontoise d'une fiche de déclaration en cas de suspicion de radicalisation d'un enseignant ou d’un étudiant, sur la base de critères pouvant conduire à la dénonciation de n’importe quel musulman ;
  • La déclaration du ministre de l’éducation « le voile en soi n’est pas souhaitable dans notre société », alors qu’il venait de constater : « la loi n’interdit pas aux femmes voilées d’accompagner les enfants ».

Il est à redouter que la liste ne s’allonge à l’approche de la campagne des élections municipales en mars prochain.

 

C’est pourquoi nous jugeons de notre devoir de dénoncer publiquement les déclarations et les pratiques stigmatisantes qui distendent les liens entre les citoyens. Si les musulmans sont montrés du doigt et cloués au pilori en tant que tels, comment espérer qu’ils se sentent partie prenante de la nation ?

 

Au lieu d’une délation sans fondement juridique favorisant le repli communautaire, nous prônons un dialogue franc et serein entre citoyens et avec les autorités, les lieux d'enseignement, les institutions et les associations de la société civile. Nous leur proposons de vivre ce dialogue dans l’amitié qui permet une meilleure connaissance des textes, des rites et usages de nos religions chrétienne et musulmane.

 

Nous croyons que ces partages et rencontres islamo-chrétiennes sont un ferment de concorde, car elles nous rapprochent dans une connaissance mutuelle, respectueuse et enrichissante.

 

Haydar Demiryurek et Hélène Millet, co-présidents
du Groupe d’Amitié Islamo-Chrétienne

 

 

Groupe d'Amitié Islamo-Chrétienne

104, rue de Vaugirard
75006 Paris
 06 83 86 18 22

Courriel : contact@gaic-seric.info
Site Internet : http://www.gaic-seric.info

> Fichier du communiqué au format PDF ci-joint :

Communiqué du GAIC : Dénonçons la stigmatisation des musulmans et encourageons les rencontres islamo-chrétiennes dans l'amitié. Elles sont un ferment de concorde et nous rapprochent dans une connaissance mutuelle, respectueuse et enrichissante.

Prière attribuée à Saint François d'Assise :

« Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.

O Seigneur, que je ne cherche pas tant à
être consolé qu’à consoler,
à être compris qu’à comprendre,
à être aimé qu’à aimer.

Car c’est en se donnant qu’on reçoit,
c’est en s’oubliant qu’on se retrouve,
c’est en pardonnant qu’on est pardonné,
c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie. »

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