Inscriptions pour Taizé, 15-18 juillet 2021, rencontre d’amitié entre jeunes chrétiens et musulmans (18 à 35 ans) "Agir ensemble pour la fraternité humaine et la sauvegarde de la Création"

Publié le par webmestre

Inscriptions pour Taizé, 15-18 juillet 2021, rencontre d’amitié entre jeunes chrétiens et musulmans (18 à 35 ans) "Agir ensemble pour la fraternité humaine et la sauvegarde de la Création"
Inscriptions pour Taizé, 15-18 juillet 2021, rencontre d’amitié entre jeunes chrétiens et musulmans (18 à 35 ans) "Agir ensemble pour la fraternité humaine et la sauvegarde de la Création"

A Taizé, La première Rencontre d’amitié entre jeunes chrétiens et musulmans a eu lieu en 2017. Cette année, ce sera la 4ème, car celle de l’an dernier avait dû être annulée à cause de la pandémie.

Du 15 au 18 juillet 2021
Sur le thème
"Agir ensemble pour la fraternité humaine et la sauvegarde de la Création"

Les jeunes de 18 à 35 ans sont invités à se rencontrer, échanger, prier, rire, manger, dormir ensemble. La Communauté de Taizé qui les accueille compte une centaine de moines chrétiens (catholiques et protestants) ; elle est un lieu international d’échanges et de prière, visitée par des milliers de jeunes chaque année.

Pour se rendre à Taizé, un bus affrété par le GAIC partira de Paris (à Denfert-Rochereau, boulevard Arago) le 15 juillet 2021 à 11h et il fera un arrêt à Massy (Essonne) à 12h avant de prendre l’autoroute. Pour le retour, le bus partira de Taizé le 18 juillet à 11h30.

Participation aux frais (voyage et séjour) : 30 euros. Pour les adhérents au GAIC : 10 euros (http://bit.ly/adhésionGAIC,10 € pour l'année)

Inscrivez-vous en cliquant <ICI>

https://www.helloasso.com/associations/groupe-d-amitie-islamo-chretienne-gaic/evenements/rencontre-des-jeunes-musulmans-et-chretiens-a-taize

FAITES-LE SAVOIR AUX JEUNES DE VOTRE ENTOURAGE. Il y a encore des places.

La Rencontre fera alterner des exposés par des conférenciers et des ateliers pour des échanges d’expériences. Tous sont invités à s’associer à la prière des Frères, 3 fois par jour, et une salle spécifique sera réservée aux prières musulmanes selon les horaires rituels, à proximité de toilettes pour les ablutions.

La vie à Taizé est simple :

  • Couchage en dortoirs par chambre de 6  (2 dortoirs filles / garçons séparés)
  • Un menu végétarien est prévu pour ceux qui ne mangent pas de viande
  • Draps/Couvertures/Oreillers fournis
  • Se munir de sa trousse de toilette
  • Prévoir des vêtements de rechange
  • Il faudra respecter les règles sanitaires (apporter un masque).

Le GAIC est l'un des partenaires de la communauté de TAIZE pour des rencontres et des ateliers ayant trait à la connaissance réciproque entre jeunes chrétiens et musulmans. Ces rencontres et ateliers ont lieu une fois par an en général au cours de l'été. Les autres partenaires sont le mouvement Coexister et le Secours catholique.

Pour en savoir plus sur cette rencontre,cliquer sur le site de la communauté de TAIZE <ICI>.

 

Les inscriptions seront faites par le GAIC.

> Pour t'inscrire et régler ton voyage et séjour par carte bancaire clic sur le lien ci-après :
> Voir ci-après, une édition antérieure :

Quelques extraits de l'article de l'hebdomadaire La Vie sur la rencontre de 2018 par Laurent Grzybowski  (lien <ICI>) :

« Nous voudrions que ces trois jours passés ensemble soient avant tout une rencontre spirituelle, une manière de découvrir comment Dieu descend dans nos vies et se rend présent en profondeur », ont expliqué frère Maxime (de Taizé) et Khaled Roumo (du Gaic) dans leur mot d’introduction. « Nous n’allons pas ouvrir de polémiques, parler en premier lieu de politique ou des conflits qui déchirent nos sociétés. Nous voudrions avant tout écouter l’expérience des autres, découvrir comment ils prient, comment ils adorent et aiment Dieu. Ainsi, nous nous laisserons féconder par le témoignage rendu à Dieu dans l’autre tradition. »

Trois jours durant lesquels jeunes chrétiens et musulmans, venus de toute la France, ont participé à des groupes de partage, à des ateliers de réflexion et à des moments de prière partagés. Ils ont aussi écouté quelques conférenciers, parmi lesquels, Mgr Jean-Marc Aveline. Responsable des relations interreligieuses pour l’Église de France, l’évêque auxiliaire de Marseille a rappelé aux participants les trois conditions d’un vrai dialogue : « Écouter l’autre en profondeur, avec bienveillance, pouvoir lui dire ce que je crois et assumer avec lui la responsabilité de la justice et de la paix. En effet, à quoi cela sert-il de croire, si nous ne participons pas ensemble à l’avènement d’un monde meilleur ? » Une conviction partagée par le professeur Oussama Nabil, directeur de l’Observatoire de lutte contre l’extrémisme, de la prestigieuse université Al-Azhar du Caire : « Si elle n’est pas habitée par la foi, par la relation personnelle que nous entretenons avec Dieu, la religion n’a plus de sens. »

Les organisateurs de l’événement ont aussi proposé des temps de rencontre, au cours desquels chacun pouvait répondre aux nombreuses questions posées : « Quel lien est-ce que je vois dans ma vie entre la prière et l’action ? La prière a-t-elle déjà portée en moi des beaux fruits de dialogue et d’ouverture ? Y a-t-il une chose que j’admire particulièrement dans la religion de l’autre ? Le fait d’apprécier l’autre religion relativise-t-il la valeur de la mienne ? Comment comprendre cette apparente diversité des voies qui mènent vers Dieu ? Qu’est-ce qui me paraît le plus difficile dans l’expérience d’amitié et de dialogue spirituel entre musulmans et chrétiens ? A quoi faut-il veiller pour ne pas blesser l’autre personne dans ce dialogue ? Comment puis-je transmettre la paix autour de moi et contribuer à une société paisible ? »

Très touchés par ces échanges, souvent émus, plusieurs jeunes musulmans ont accepté de nous livrer leur témoignage. Soucieux de faire rimer « spiritualité » et « fraternité », beaucoup d’entre eux nous ont dit leur désir de poursuivre chez eux le dialogue et la découverte spirituelle commencés ici. Sans trop savoir comment, mais avec la volonté de nouer des liens qui permettent de poursuivre la route. Inch’Allah !

« La prière commune m’a beaucoup touché »

« Je suis venue ici par curiosité et je ne le regrette absolument pas. J’ai pu discuter librement avec les uns et les autres, sans que personne ne cherche à me convertir. Certains jeunes ont des a priori, notamment vis-à-vis de mon voile, mais rien de méchant. J’ai pu leur dire ce qu’il représentait pour moi. La prière commune dans l’église de la Réconciliation m’a beaucoup touchée. J’ai constaté qu’il y avait une belle communion entre les participants. Je me dis que ce serait bien qu’on ait un lieu comme ça pour les jeunes musulmans. C’est un bel exemple. A l’issue de cette rencontre, je me sens bien, apaisée. »

Asia, 21 ans, étudiante en théologie

« Nous avons le même Dieu puisqu’il est unique »

« Cette rencontre m’a fait penser au paradis car on n’a pas arrêté de se dire bonjour et de se saluer avec bienveillance. Dieu doit être satisfait. J’ai découvert que nous étions tous égaux à ses yeux : il nous donne le sommeil le soir et nous permet de nous réveiller le matin. Nous existons parce qu’il nous aime. J’ai rencontré beaucoup de chrétiens très intéressés par nos pratiques d’adoration. Même si nous ne prions pas de la même manière, nous avons le même Dieu. Ce sont nos regards et nos prescriptions religieuses qui diffèrent. Mais Dieu, lui, est unique. »

Ayoub, 23 ans, auto-entrepreneur à Marseille

« Je suis resté une partie de la nuit devant la croix »

« Ce qui est bien à Taizé, c’est que nous n’avons pas besoin de nous cacher pour pratiquer notre religion. Le fait que les frères de la communauté aient pensé à nous réserver une salle pour les cinq prières de la journée me touche beaucoup. À l’église, j’ai été très impressionné par le silence. Pourtant, nous étions plus de deux mille. Je n’ai jamais connu un silence pareil à la mosquée. J’avais le sentiment d’être seul avec Dieu. C’est très pacifiant, très reposant. Le musulman que je suis n’a pas du tout été gêné de chanter avec les autres, notamment le refrain en arabe. C’est naturel de chanter et cela met les cœurs en union. J’ai beaucoup aimé le refrain : « O Toi, l’Au-Delà de tout, quel esprit peut te saisir ? / Tous les êtres te célèbrent / Le désir de tous aspire vers Toi ». Hier, je suis resté jusqu’à une heure du matin devant le croix. Je me suis juste arrêté pour aller à la prière musulmane et je suis ensuite revenu dans l’église. C’était merveilleux.»

Ali, 30 ans, consultant à Rennes

« Ici, on s’aime au nom des religions »

« Je fais partie d’un groupe de femmes musulmanes à Nantes. Ensemble, nous essayons d’approfondir notre vie spirituelle. Ici, au cours d’un atelier, j’ai pu échanger avec des chrétiens et des musulmans sur les signes de Dieu dans nos vies et sur la manière dont nous pouvons progresser dans notre foi. Il y a toujours des hauts et des bas. Nous avons continué cette conversation entre nous, allongées dans l’herbe, et nous nous sommes découvertes des points communs et des divergences très intéressantes. Nous avons fini la journée avec des chants soufis ! Je ne m’attendais pas à voir autant de nationalités différentes, autant de regards et de sourires magnifiques, tous en recherche de Dieu, de l’autre, de soi. Ici, règne respect, confiance et fraternité. Ici, on s’aime au nom des religions. Un petit paradis ! »

Mouna, 34 ans, mère de famille à Nantes

« J’ai envie de creuser mes ressources spirituelles »

« Mes amis chrétiens n’arrêtaient pas de me parler de Taizé. Lorsque j’ai appris qu’il y avait une rencontre, j’ai tout de suite sauté sur l’occasion. Depuis que je suis ici, je n’ai plus envie de repartir. Il y a tellement d’amitié et de bienveillance. Cette expérience commune me donne envie de creuser mes propres ressources spirituelles pour faire passer les autres avant mon propre ego. Grâce aux intervenants, j’ai beaucoup appris sur l’islam. J’ai découvert notamment ce qu’était la vocation : l’art de croiser les fils du destin. Une chose est sûre : je ne veux pas que toute l’humanité devienne musulmane car cela irait à l’encontre de la volonté de Dieu. Il nous veut différents. »

Yasin, 25 ans, ingénieur à Mulhouse

 

Laurent Grzybowski
Article publié le 10/07/2018

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